Nouveautés culturelles

Tous les repaires de la francophonie à Varsovie sont envahis depuis quelques semaines par l’album Pilules polonaises de l’illustratrice suisse Fanny Vaucher. On annonce en outre la venue en avril du chanteur québécois Bruno Pelletier dans la capitale. Preuve que la francophonie est aussi à l’honneur dans nos pages culturelles !

À lire – Fanny Vaucher, Pilules polonaises

 

Fanny Vaucher, Pilules polonaisesFanny Vaucher est une jeune Suissesse qui vit à Varsovie depuis 2012. Passionnée depuis toujours par l’écriture et le dessin, elle présente sur son blog, sous la forme d’illustrations, les curiosités polonaises. S’étonnant des codes sociaux polonais, elle se pose sans cesse un tas de questions du type « pourquoi dit-on que les Polonais sont pessimistes ? », « pourquoi « sto lat » et pas « joyeux anniversaire » ? », « comment prononce-t-on Chopin en polonais ? » etc. Et c’est avec une bonne dose d’humour qu’elle partage avec nous les observations d’une francophone expatriée. Son album, consacré à la vie à Varsovie, est disponible en version papier qui mêle français, polonais et anglais.

À voir – Jack Strong

Jack StrongL’évaluation morale de la vie de Jack Strong, alias Ryszard Kukliński, reste ambigue. Ce colonel de l’armée polonaise à l’époque communiste avait transmis à la CIA des plans militaires des forces du pacte de Varsovie avant de trouver refuge aux États-Unis. Contredisant ceux qui y voient un geste de trahison, le film de Wladysław Pasikowski réhabilite le personnage de l’officier et le présente sans équivoque comme un héros qui a fait un choix courageux en situation de nécessité extrême.

De fait, bien qu’il ranimera le débat autour du colonel Kukliński, l’œuvre elle-même n’a rien à voir avec la politique : c’est avant tout un film d’espionnage bien rodé et prenant, avec une scène de poursuite à travers les rues de Varsovie digne des meilleures productions hollywoodiennes. Les intérieurs claustrophobes dans lesquels se déroule une grande partie du film soulignent la solitude et l’oppression entourant Jack Strong. Homme taciturne et déterminé qu’on peut tuer mais qu’on ne saurait briser, il est parfaitement incarné par l’acteur Marcin Dorociński.

À écouter – Bruno Pelletier en tournée

Bruno PelletierVoilà une chance unique de rencontrer l’artiste chouchou des Québécois. Bruno Pelletier sera en concert en Pologne le 10 avril au Palais de la Culture et des Sciences (Sala Kongresowa). Le chanteur et directeur artistique s’est fait connaître en Europe et dans le monde entier pour son rôle de Gringoire dans la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris. Il compte à son actif neuf albums solo et a obtenu de nombreuses récompenses pour sa carrière, dont plusieurs prix Félix – l’équivalent québécois des Victoires de la Musique.

À visiter – exposition « Wladysław Hasior, le Rauschenberg européen »

ll y a quinze ans que le sculpteur, peintre, dessinateur et pédagogue polonais Wladysław Hasior est mort. À cette occasion, le Musée d’art contemporain de Cracovie (MOCAK) propose une exposition intitulée « Wladysław Hasior, le Rauschenberg européen ».

Né en 1928 à Nowy Sącz, dans le sud de la Pologne, Hasior est diplômé en 1952 du Lycée des arts plastiques de Zakopane. En 1958, il obtient le diplôme de l’Académie des beaux-arts de Varsovie au sein de l’atelier de Marian Wnuk et intègre l’année suivante l’atelier d’Ossip Zadkine à Paris.

Wladysław Hasior, le Rauschenberg européen

Auteur de nombreux monuments provocateurs et non conventionnels ainsi que de sculptures en plein air exécutées en Pologne et à l’étranger, Hasior participe pendant de longues années à l’organisation de manifestations et d’actions consacrées à l’art.

L’exposition au MOCAK rappelle qu’il était un maître en matière d’assemblage, une technique artistique qui consiste à accoler différents objets afin de créer une composition en trois dimensions. Ses collections d’objets qui semblent à première vue se combiner de façon accidentelle ne constituent pourtant pas un simple entassement. Les compositions d’Hasior leur donnent en effet un sens artistique et une dimension plus profonde qui expriment avec beaucoup d’émotion l’anxiété et le catastrophisme de l’artiste.

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